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Alternative à la prison, France
Photographies : Jérômine DERIGNY

 
Si la majorité des jeunes sont d'origine magrébine, peu d'entre eux connaissent le Maroc avant d'arriver à Essaouira.
Pour la fin du Ramadan, le jour de l'Aid, chaque éducateur marocain emmène un jeune déjeuner dans sa famille. L'occasion de découvrir le mode de vie et la culture marocaine.
Brin de toilette à l'eau du puits. Les week end, les jeunes partent à la campagne, aider une famille marocaine à retapper leur maison.
Ce week end, toute l'équipe d'éducateurs, ainsi que tous les jeunes sont venus sur le chantier pour couler la dalle de béton.
Repas à la marocaine avec toute l'équipe d'encadrement.
De retour à Essaouira, les jeunes retrouvent leur rythme de travail dans les ateliers de marquetterie.
Au fure et à mesure du séjour, une complicité s'établit entre le jeune et son maître d'atelier.
A. joue avec le chien de l'atelier avant de se mettre au travail.
vendredi, jour de paye. Les jeunes doivent apprendre à gérer leur argent de poche. Outre les cigarettes, le budget part bien souvent dans des basquettes ou des polos addidas…
Quatre ordinateurs pour cinq jeunes. Jeux vidéos et internet. Les moyens sont mis pour motiver les jeunes,et leur donner ensuite envie de trouver un projet pour leur vie.
Petit dej' jusqu'à 8 h 30; un rythme bien souvent difficile à attrapper.
Le week end, foot sur la plage. Les jeunes ne se font pas prier, et écrasent les éducateurs 8 à 0.
Le bilan est souvent mitigé pour les jeunes: heureux d'être là "aux frais du ministère", d'échapper à la prison, mais en cependant pas fièrs de passer par la case "CER". S'ils appréhendent le retour, conscient que les retrouvailles avec leur potes et la cité ne seront pas faciles à gérer, ils ont aussi envie de "tout oublier".