fleche
Carnets de l'Amatuli
Texte: Donatien GARNIER
Photographies : Hélène DAVID

 
Premier port de pêche américain et point de départ de nombreuses flottilles opérant en Mer de Béring, Dutch Harbour s’est développé à l’abris des reliefs escarpés d’Unalaska, dans le chapelet des îles Aléoutiennes. L’hiver, les tempêtes peuvent empêcher les avions d’atterrir pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.
L’état d’Alaska protège scrupuleusement ses ressources halieutiques. Pour les crabes, le régime est particulier : le quota, très limitatif, n’est pas réparti à l’avance entre les navires. Conséquences : une fois la saison ouverte, les équipages travaillent jours et nuits, prennent tous les risques pour capturer le maximum de crustacés avant que le quota ne soit réalisé et la pêche fermée.
le "sister-ship" de l'Amatuli, un schooner de 33 mètres.
Bill Widing est capitaine et propriétaire de l’Amatuli, un caseyeur de 38 mètres de long manœuvré par un équipage de cinq personnes. La pêche aux crabes en Alaska est encore le fait de ces patrons indépendants qui ne possèdent jamais plus de trois bateaux. Les risques sont trop importants pour les grands groupes.
Route vers le nord
Avant de mettre le cap au nord les marins avaient enveloppé une bonne partie du gréement dans de larges bandes de Cellophane. Claquant dans le vent puissant elles donnèrent rapidement à l’Amatuli un air de navire fantôme. Leur but ? Permettre aux marins de briser plus facilement la couche de glace qui avec les températures extrêmes (jusqu’à –30 ° Celsius) alourdit et déséquilibre le bateau au point de le rendre vulnérables à l’assaut des vagues.
L’âge moyen de l’équipage de l’Amatuli est de 27 ans et demi. Le doyen a 46 ans et le benjamin 18ans. Ce qui frappe chez ces jeunes hommes s’est l’énergie incroyable qui ne semble jamais les abandonner. Comme électrifiés, ils lancent les grappins pour attraper les bouées, lovent les câbles lourd et épais, déplacent les casiers de 350 kilos, trient les crabes, installent les appâts… et recommencent.
Un métier pénible et lucratif.
Le crabe des neiges s’appelle en réalité Opilio et les marins le surnomment « Opi ». Si, on l’a affublé de ce nom poétique qui évoque la banquise et les ours polaires c’est sans doute pour rappeler aux consommateurs japonais –qui achètent près de 70% de la production – les conditions climatiques extrêmes dans lesquelles cette araignée de mer est arrachée à l’océan.
Le bosco, Mike Mayberry, 30 ans.
Tempête en mer de bering
Dormir est l’obsession majeure des pêcheurs de crabes. Il n’est pas rare de les voir enchaîner plusieurs nuits –et journées – sans pouvoir grappiller plus que
quelques minutes de sommeil ici et là, entre deux casiers. Allongés tout habillés sur un établi parsemé d’outils, assis sur un banc, debout… mais toujours prêt à bondir au moindre signal.
force 8 en mer de bering
Lever de soleil au large
Aube en mer de bering
Aube en mer de bering
crabe des neiges
Quand ils peuvent enfin dormir une heure ou deux, les marins sont parfois réveillés par un cauchemar. Ils ont rêvé que leur bateau coulait où qu’ils étaient gravement blessés. Tous, connaissent les risques qu’ils prennent : 25 naufrages et 46 morts répertoriés, entre 1989 et 2002, parmi les pêcheurs de crabe des neiges.
une activité lucrative et dangereuse
Percy Mangataï est le second des trois frères samoans embarqués à bord de l’Amatuli. Âgé de 19 ans, il est l’homme le plus agile du bord. En pleine tempête, il semble prendre plaisir à escalader les piles de casiers qui encombrent le pont et n’est jamais en reste d’une cabriole. C’est l’héritier direct des gabiers de l’ancien temps.
Jeune pêcheur de San Fransisco
Mike Mayberry, bosco
la pause
penadant la sieste
Une cabine de l'Amatuli
La pause
Force 7.
Les marins s'amusent entre deux pêches.
Un des marins de l'amatuli lance une bouée
Les marins de l'Amatuli s'amusent avec un poulpe
Au terme de quinze jours épuisants, les pêcheurs de l’Amatuli n’auront eu droit qu’à une soirée de décompression au Roadhouse, minuscule pub de l’île d’Akutan. Le temps de boire quelques bières, de disputer quelques parties de billa
C’est à bord de l’Indépendence, un imposant navire usine, que la cargaison de l’Amatuli sera déchargée pour y être transformée. Des ouvriers venus du monde entier arracheront les pattes des crabes pour les cuire, les surgeler et les empaqueter. L’extrémité de cette chaîne de transformation étant les cales frigorifiées d’un cargo amarré sur l’autre flanc de l’Indépendence et prêt à partir pour l’Asie ou le continent nord-américain.
C’est à bord de l’Indépendence, un imposant navire usine, que la cargaison de l’Amatuli sera déchargée pour y être transformée. Des ouvriers venus du monde entier arracheront les pattes des crabes pour les cuire, les surgeler et les empaqueter. L’extrémité de cette chaîne de transformation étant les cales frigorifiées d’un cargo amarré sur l’autre flanc de l’Indépendence et prêt à partir pour l’Asie ou le continent nord-américain.
C’est à bord de l’Indépendence, un imposant navire usine, que la cargaison de l’Amatuli sera déchargée pour y être transformée. Des ouvriers venus du monde entier arracheront les pattes des crabes pour les cuire, les surgeler et les empaqueter. L’extrémité de cette chaîne de transformation étant les cales frigorifiées d’un cargo amarré sur l’autre flanc de l’Indépendence et prêt à partir pour l’Asie ou le continent nord-américain.
C’est à bord de l’Indépendence, un imposant navire usine, que la cargaison de l’Amatuli sera déchargée pour y être transformée. Des ouvriers venus du monde entier arracheront les pattes des crabes pour les cuire, les surgeler et les empaqueter. L’extrémité de cette chaîne de transformation étant les cales frigorifiées d’un cargo amarré sur l’autre flanc de l’Indépendence et prêt à partir pour l’Asie ou le continent nord-américain.
Bar de Dutch Harbour