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Donatien GARNIER
bio
Né en 1969, Donatien Garnier est journaliste et rédacteur au sein du Collectif Argos depuis 2003. Avec la photographe Hélène David, il est engagé dans un travail documentaire centré sur les gens de mer et, plus particulièrement, sur les marins hauturiers. Il travaille par ailleurs, avec le photographe Laurent Weyl, sur la place des plus démunis dans les mégapoles. Donatien Garnier est également poète, auteur d’un « Recueil d’Écueils, cartographie du phantasme insulaire » publié en 2006 aux éditions Les Bords Perdus (http://recueildecueils.net).  Á paraître : « Le Bibliomane, 69 fragments pour une reconstitution » aux éditions Les Bords Perdus.

Ils partent loin et longtemps. On les oublie, parfois ; ils se sentent oubliés, souvent. Toujours en mouvement dans les houles, les chaos de tempête, entre les fuseaux horaires, les icebergs et les pots au noir. Ils vont d’un continent à l’autre, d’une guerre à l’autre, d’une cargaison à l’autre, d'un grand fond à l'autre, sans escale ou presque : ils font le tour du monde sans s’en apercevoir. Ils tissent quotidiennement la toile tangible de la mondialisation, sans que le monde s’en aperçoive. Ils détestent ou adorent leur métier. Ils ne disent qu’une fois : « c’est la dernière fois », ou le répètent toute la vie. Les hauturiers.

 

                                               Les hauturiers. Un projet d’Hélène David et Donatien Garnier

Patrouille dans les quarantième rugissants

Ils sont cent dix. Cent hommes et dix femmes voués au bon fonctionnement et à la mise en œuvre des missions opérationnelles de la frégate Nivôse : lutte contre le braconnage des poissons de grands fonds dans les quarantièmes rugissants, patrouilles anti pirateries au large des côtes somaliennes. Huit mois sur douze ils sont ainsi sur l’eau, coupés du monde et de leur famille, soumis à une pression constante, aux tempêtes ou à la chaleur extrême, luttant sans cesse pour préserver des relations vivables au sein de leur petit vaisseau.


 

Les hommes du Summit Terra

Transportant 800 000 m3 de gaz sous forme liquide le Summit Terra est l'un des plus grands navire gazier de sa catégorie. Vingt-trois hommes sont responsables de cette dangereuse cargaison estimée à 15 millions de dollars. L’équipage est constitué pour l’essentiel de marins roumains encadrés par des officiers français. En service sept jours sur sept et disponibles 24 heures sur 24, embarqués pour des périodes pouvant dépasser quatre mois, les marins sont très exposés au stress, à la fatigue et au manque. Pour resister, ils s'efforcent de rester solidaires et de ne pas top penser à la vie à terre.
Carnets de l'Amatuli

Les pêcheurs de crabes de la mer de Béring pratiquent une pêche particulièrement dangereuse, soumise, d’une part, à la violence d’un océan mythique et, d’autre part, à une pression économique très forte liée à une gestion du patrimoine maritime exemplaire.


Des vers dans la godaille

Difficile d’imaginer que la poésie puisse se frayer un chemin dans le rude univers des pêches industrielles et même artisanales. Sauf, peut-être, pour emballer le poisson. Le rassemblement annuel des pêcheurs poètes d’Astoria, dans l’Oregon, sur la côte Nord-Ouest des Etats-Unis, malmène ce préjugé depuis huit ans.
Nouvelle-Orléans : l'adieu à Big Easy

Le 29 août 2005, Le cyclone Katrina dévaste la Nouvelle-Orléans. Dans les jours qui suivent plus des deux tiers de ses habitants quittent la ville dans des conditions effroyables. Ils sont éparpillés dans tous les Etats-Unis et notamment à Houston où plus de cent mille d'entre sont encore installés. Ils y resteront probablement. L'incroyable capacité de Houston à absorber cette migration aussi massive qu'imprévue a jusqu'ici masqué une réalité frappante : ces néo texans qui pleurent leur ville disparue sont sans doute les premiers réfugiés climatiques du continent nord américain.
Tuvalu : requiem polynésien

Le réchauffement climatique menace directement l’Etat de Tuvalu. Si les prédictions scientifiques les plus pessimistes se vérifient, ce micro état polynésien, son peuple et sa culture singulière auront disparu dans moins d’un siècle. L'humanité s'en trouvera irrémédiablement appauvrie. Le réchauffement climatique signifie, aussi, la fin de l’ethno diversité ; les Tuvaluans l’ont bien compris.
Bangladesh : le grand débordement

D’ici la fin du siècle, des millions de Bangladais seront contraints de quitter leur terre à cause du réchauffement climatique et de ses conséquences. Dans le sud ouest où les populations sont déjà affectées, la pression au départ se fait de plus en plus forte.
Incertitudes climatiques pour les Aquitains

La région Aquitaine est particulièrement exposée au réchauffement climatique. Pour ne mentionner que la température, elle a encaissé, avec plus d’un degré en un siècle, l’une des plus fortes augmentations enregistrées sur le territoire français. Associé à l’élévation du niveau de la mer et au changement du régime des précipitations, ce réchauffement croissant fait peser beaucoup d’incertitudes sur l’économie (sylviculture, viticulture, ostréiculture, tourisme littoral l’été et montagnard l’hiver…) et l’identité culturelle (patrimoine urbain, avenir des grands crus…) de l’Aquitaine. Texte : Donatien Garnier.
Avant-goût de réchauffement climatique pour les Tarnais

Au XXe siècle, la température moyenne du Tarn a augmenté de 0,9 °C. Cette progression devrait s’accélérer pour atteindre 2 à 6 °C en 2100. Situé à la frontière du monde méditerranéen, le département sera-t-il colonisé par la garrigue, les oliviers et les cigales ? La période considérée est trop courte pour que la nature change à ce point. Le problème est plutôt de savoir si elle pourra s’adapter au manque d’eau lié à une plus grande évaporation et, surtout, à un régime de précipitations plus concentré qui favorise le ruissellement au détriment des infiltrations reconstituant la nappe phréatique. Texte : Donatien Garnier

Bangkok : la vie sous l'autoroute

Bangkok, mégapole high tech, déploie ses tentaculaires autoroutes suspendues comme autant de signes de sa modernité. Vu du dessus, un labyrinthe futuriste. Vu du dessous ? une autre vie, une autre ville, qui s’organise comme elle peut à l’ombre des voitures : petits commerces, habitat précaire. Du dessus au dessous, deux visions du monde urbain, de ses promesses et de ses réalités.
Les migrants de Hô Chi Minh-Ville

Hô Chi Minh Ville explose, devient HCMV, la mégapole, la capitale économique du Vietnam, le pôle d'attraction principal pour les centaines de milliers de migrants qui arrivent chaque année de tout le pays. Portrait d'une mégapole en devenir et des migrants qui la fabriquent.
Voyage dans l'économie verte en Aquitaine

En quelques années, elle est devenue incontournable. Vantée depuis sa campagne triomphale par Barak Obama, adoptée par les partis politiques français depuis les sommations de Nicolas Hulot lors de l’élection présidentielle de 2007, l’économie verte a le vent en poupe. Dans les discours, c’est une évidence : « il faut y aller ». Mais qu’en est-il dans la réalité ? Á l’échelle d’un territoire, celui de l’Aquitaine, nous sommes partis à la recherche des entrepreneurs de cette nouvelle « nouvelle économie ». Opportunistes, visionnaires ou militants nous avons cherché à savoir ce qui fondait leur engagement, neuf ou ancien, en faveur d’une économie durable. Un voyage en dix-sept entreprises, cinq départements, 1100 kilomètres et 154 kilos de CO2.

Japon, la route étroite du Nord profond.

De l’océan Pacifique à la mer du Japon, Donatien Garnier, écrivain, Mika Sato, interprète, et Hélène David, photographe, ont sillonné à pied  les routes et les chemins de la campagne japonaise du Tohoku. Un but : retrouver l'esprit de Oku no Hosomichi, "la sente étroite du Nord profond",  texte du grand poète japonais Matsuo Bashô.
Bangladesh : au pays des îles inconstantes

Dans la région des haors, au nord-est du Bangladesh, les inondations durent six mois. Les habitants ont appris à vivre avec ce cycle singulier qui les contraint à une demie année repli insulaire. Reportage sur deux saisons dans l’île-village d’Abdullapur.
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