Hélène réalise portraits et reportages pour la presse (Geo, le Chasse-Marée, le Pèlerin, Parents, le Figaro, Marie-Claire, Popi...). Son thèmes de prédilection : la relation de l'homme à son environnement. Elle poursuit également une série documentaire sur les marins hauturiers, objet de nombreuses publications et expositions.
Prix Aidda de la photographie sociale et documentaire, prix des travailleurs de la mer (festival de Vannes), Bourse du festival de la photographie de mer.
Au Sud-Est d’Arles, les marais du Vigueirat associe développement durable, tourisme responsable et protection du patrimoine naturel. Cette zone humide, reconnue comme étant l’une plus riches du littoral méditerranéen, appartient au Conservatoire du littoral depuis les années 80 . Le site est géré par l’association des Amis du Vigueirat avec pour mission de préserver la richesse naturelle des lieux et de la faire connaître au plus grand nombre.
De l’océan Pacifique à la mer du Japon, Donatien Garnier, écrivain, Mika Sato, interprète, et Hélène David, photographe, ont sillonné à pied les routes et les chemins de la campagne japonaise du Tohoku. Un but : retrouver l'esprit de Oku no Hosomichi, "la sente étroite du Nord profond", texte du grand poète japonais Matsuo Bashô.
L'île de Shishmaref est située en Alaska au nord du détroit de Béring. Le réchauffement climatique fait fondre le permafrost sur lequel le village est construit. Accentuée par la fonte de la banquise qui ne protège plus le village, l'érosion devient telle que les Inuits de Shishmaref sont condamnés à déménager leur village d'ici 15 ans.
En mer du Nord, entre l’Allemagne et le Danemark, les îles Halligen sont le fruit des sédiments charriés par les marées. Il en aurait existé plus d’une centaine, mais il n’en reste que dix aujourd’hui, rescapées d’un raz-de-marée. Les 330 habitants de l’archipel vivent du tourisme et de l’élevage. Mais vivre sur les Halligen, c’est surtout un choix, un combat perpétuel contre la mer : de dix à vingt fois par an, au moment des grandes marées conjuguées aux tempêtes, la mer prend possession de l’archipel.
Les Inuits du Canada tentent de développer un tourisme rentable et responsable sur leur territoire. La compagnie inuit Cruise North affrète le Lyubov Orlova, bateau de croisière russe de 100 mètres de long pouvant accueillir 122 passagers. A bord, des touristes américains et canadiens, dont une majorité de retraités, découvrant l'Arctique pour la première fois.
Ils sont cent dix. Cent hommes et dix femmes voués au bon fonctionnement et à la mise en œuvre des missions opérationnelles de la frégate Nivôse : lutte contre le braconnage des poissons de grands fonds dans les quarantièmes rugissants, patrouilles anti pirateries au large des côtes somaliennes. Huit mois sur douze ils sont ainsi sur l’eau, coupés du monde et de leur famille, soumis à une pression constante, aux tempêtes ou à la chaleur extrême, luttant sans cesse pour préserver des relations vivables au sein de leur petit vaisseau.
Les pêcheurs de crabes de la mer de Béring pratiquent une pêche particulièrement dangereuse, soumise, d’une part, à la violence d’un océan mythique et, d’autre part, à une pression économique très forte liée à une gestion du patrimoine maritime exemplaire.
Transportant 800 000 m3 de gaz sous forme liquide le Summit Terra est l'un des plus grands navire gazier de sa catégorie. Vingt-trois hommes sont responsables de cette dangereuse cargaison estimée à 15 millions de dollars. L’équipage est constitué pour l’essentiel de marins roumains encadrés par des officiers français. En service sept jours sur sept et disponibles 24 heures sur 24, embarqués pour des périodes pouvant dépasser quatre mois, les marins sont très exposés au stress, à la fatigue et au manque. Pour resister, ils s'efforcent de rester solidaires et de ne pas top penser à la vie à terre.