A 19 ans, Jack Saunders fait partie des quarante nouvelles recrues de la mine de Hatfield Colliery (dans le Yorkshire, prés de Doncaster) réouverte fin 2006 par Power Fuel..
Doncaster, ville minière, comptait 19 puits en activité en 1995. Ils ont tous fermé les uns après les autres jusqu'à la réouverture de Hatfield Colliery en avril 2007.
Doncaster, ville minière, comptait 19 puits en activité en 1995. Ils ont tous fermé les uns après les autres jusqu'à la réouverture de Hatfield Colliery en avril 2007.
Il y a pas moins de huit centrales thermiques au charbon autour de Doncaster. Un tiers de l'électricité produite en Angleterre dépend du charbon, dont 60% est importé de Russie, d'Afrique du sud et de Colombie, pour un coût supérieur à 2,5 milliards d'euros par an.
Power Fuel construira ici dans les quatre années à venir une usine de gazification du charbon qui alimentera une centrale thermique au gaz. Cette centrale "propre", filtrera les gaz toxiques comme le dioxyde de soufre et les oxydes d'azote. Le CO2, principal gaz à effet de serre, sera capturé, liquéfié puis transporté par un pipeline de 600km et injecté dans les poches de gaz et de pétrole de la mer du nord.
Tout autour des terrils, les habitants des anciennes cités de mineurs connaissent mal le projet industriel en construction. 1500 emplois seront créés, une offre importante mais qui est loin de combler le chômage engendré par la fermeture des mines.
Hatfield Colliery devrait produire 2 millions de tonnes de charbon par an d'ici 2009.
Aujourd'hui, la mine emploie 300 mineurs contre 2500 dans les années 60. La plupart d'entre eux, anciens mineurs de la région, ont entre 40 et 60 ans. Power Fuel devra enbaucher de nouvelles recrues pour prendre la relève.
Au petit matin, la relève de l'équipe de nuit.
Richard Budge a prévu la construction d'une zone d'activité de 40 hectares. Toutes les entreprises seront alimentées par la centrale au charbon "propre" de Power Fuel.
Certains équipements datent encore des années soixante. L'an prochain l'ascenseur remontant le charbon sera changé pour doubler la production.
Jack Saunders, 19 ans, descend depuis quelques mois dans la même mine que son père.
Les mineurs prennent deux jetons avec leur matricule. Le premier est donné à la descente de la cage d'ascenseur, le second en remontant. Un système utilisé partout afin d'identifier qui est au fond en cas de problème.
Jack saunders, 19 ans, travaille comme conducteur de train mais voit déjà plus loin et suit un apprentissage pour travailler sur le front de taille. Il gagnera alors 35 000 euros/an au lieu de 26 000 aujourd'hui.
Mike Shepard, 45 ans, fait partie des mineurs expérimentés recrutés pour la réouverture de la mine.
L'Angleterre comptait 900 000 mineurs au début du XXème siècle, 240 000 pendant la grande grève de 1984, et 4000 aujourd'hui. Les mineurs dont la moyenne d'âge est de 49 ans ont conscience d'être des rescapés.
140 millions d'euros ont été investi pour creuser ce tunnel jusqu'à la veine Barnsley et tous les équipement nécessaires à l'exploitation du charbon.
Depuis la réouverture de la mine, les employés doivent tenir des objectifs de production très élévés. Les 300 mineurs viennent de battre leur record de production avec 48 000 tonnes par semaine.
Ce charbon a haute teneur calorifique, grâce à un procédé de gazification d'une compagnie pétrolière, servira bientôt à alimenter la centrale termique de Powerfuel.
Les mineurs préparent l'accès au deuxième front de taille qui permettra de doubler la production.
Les lads (gars) travaillent en trois-huit.
La nouvelle haveuse fait 210 mêtres de long. Huit mineurs suffisent à faire fonctionner ce monstre d'acier.
John Warson (à droite), un écossais à la retraite, a préféré prolonger son activité pour obtenir une meilleure retraite. Il fait partie des pionniers qui ont réouvert la mine.
Cinq heure du matin, la lumière du chevallement brille à nouveau sur Hatfield.