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Patrouille dans les quarantième rugissants
Texte : Donatien GARNIER
Photographies : Hélène DAVID

 
La frégate Nivôse manœuvre dans le port de Mahé, aux Seychelles
A bord de la frégate Nivôse, au départ de la Réunion
Le second-Maître Frédéric Alloyer, assure une veille radar au service détection.
Une mer très formée malmène la frégate tout au long de son "transit" vers les Terres Australes et Antarctiques Françaises.
Calme trompeur à la passerelle.
Les quatre mécaniciens du détachement aéronautique ne ménagent pas leurs efforts pour entretenir l'unique et indispensable hélicoptère du bord.
La longue navigation vers Crozet est mise à profit pour de périlleuses cessions d'entraînement.
Quatre commandos de marine ont été embarqués pour diriger l'arraisonnement des navires de pêche non autorisés. Ils entraînent les volontaires qui les accompagneront.
Une équipe de volontaires s'entraîne aux opérations de contrôle sur les navires suspects.
Désormais supplanté par le GPS, le sextant n'est plus guère utilisé que comme exercice. Le point astronomique conserve cependant quelques adeptes comme le second, Patrick Bonnat.
Les manœuvres incessantes, les multiples changements de cap et de régime mettent les machines -et les hommes qui les entretiennent -à rude épreuve.
Monopolisés par leur tâche, les mécaniciens comme René Viéville ne voient pas souvent le jour.
huit heures du matin. Petit-déjeuner au carré des officiers. Dans un quart d'heure les chefs de service rejoindront leurs hommes, rassemblés dans les coursives pour l'appel et les consignes de la journée.
Après une nuit de quart à la boulangerie, les journées sont parfois très longues.
Au carré des officiers mariniers le menu raclette était attendu avec impatience.
Dans la cabine qu'elle partage avec cinq autres femmes, quelques photos ont permis au second-maître Hélène Sabat de personnaliser un minimum son minuscule de vie.
Affronter les quarantièmes rugissants fait partie des moments importants - et rares - de la carrière d'un marin.
A l'infirmerie, Stéphanie Le Goff, médecin, soigne une main écrasée par le claquement une porte.
Affectée aux machines, l'aspirant Pauline Tabozzi prend un bol d'air à l'approche de Crozet.
Une fois au mouillage, l'équipage de la frégate peut de nouveau procéder au lever des couleurs.
Retour du Zodiac vers la frégate où les marins attendent patiemment leur tour pour débarquer.
Après dix jours de mer, l'équipage du Nivôse peut enfin mettre pied à terre. Deux heures.
Le bosco Eric Hautin dirige la manœuvre au guindeau. La grosse ancre une fois levée, les marins repartent pour une semaine de patrouille.
Jour après jour, l'entraînement se poursuit. Le moment venu, il faudra être prêt à intervenir. Quelles que soient les conditions météo.
Escale à Kerguelen. Comme à Crozet, les marins ne peuvent débarquer plus de deux heures. Sevrés de sport par les conditions de mer, un petit groupe décide d'en profiter pour courir.
Nicolas Hippert, jeune officier, coordonne un exercice de sécurité depuis le Central Opérations.
A bord d'un navire militaire le dimanche est une notion floue. Il peut être décrété n'importe quel jour de la semaine et revient rarement tous les sept jours.
Temps de détente pour le quartier-maître Haquim Bouchayoua dans le dortoir réservé aux vingt matelots du Nivôse.
Pause jeu vidéo pour le second maître Sandrine Bernardini dans le poste quelle partage avec cinq autres femmes.
Coiffure maison par le bosco Eric Hautin dans un poste d'officiers mariniers.
Aucune lumière ne doit pouvoir trahir la présence de la frégate dans sa zone de patrouille.C'est donc à la lampe rouge que l'enseigne de Vaisseau Frédéric Fontaine consulte ses cartes pendant son quart de nuit.
Après sa mission de reconnaissance l'hélicoptère a été rentré et arrimé dans le hangar. Mohamed Hachouri, le mécanicien en charge de la plate-forme arrière peut enfin souffler.
Changement de climat à l'approche de la Réunion. Relaxation après la séance de sport.
Manœuvre dans le port de Mahé, aux Seychelles.
Raphaël, le fils du second maître Michael Burtin est né deux jours après l'appareillage.Il aura fallu attendre un moins pour faire connaissance. Sur le quai.
Pour les marins du Nivôse l'escale ne signifie pas toujours le repos. Il faut en effet entretenir, réparer, surveiller et avitailler la frégate.