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Sébastien DAYCARD HEID
bio

Diplômé de l’école de journalisme de Strasbourg, c’est par le prisme des mines qu’il arpente le monde, de l’exploration du diamant au Canada au boom de l’uranium kazakh. Des reportages réalisés en free-lance, qui l’ont amené à collaborer avec Le Monde, l’Express, Challenges, l’Hebdo, Marianne, Le Soir, Sciences et Avenir.


De sa rencontre avec Guillaume Collanges en 2007 naît une nouvelle aventure, celle d’Argos. Il couvre alors l’embauche d’interimaires pour travailler sur les bases américaines d’Irak et d’Afghanistan, et bien sûr des sujets miniers, à travers des reportages sur les mineurs clandestins d’Afrique du sud (magazine Géo) ou sur le retour au charbon de l’Angleterre (Figaro Magazine).


Il est enfin lauréat du Prix de la Parole Libre 2007 lors des journées du grand reportage de Marseille et du prix Louise Weiss décerné fin 2008 par l’association des journalistes européens.

Episodiquement ils apparaissent dans les médias, lorsque l’or monte ou qu’une pénurie de coltan pour portable survient...

Ils produisent quantité de matières premières que nous utilisons et pourtant ils vivent en marge de leurs sociétés.

Comme les métaux qu’ils exploitent, ils sont à la base de ce que nous consommons, mais nous ignorons leur provenance.

Les mineurs artisanaux sont aujourd’hui une condition humaine partagée par 50 pays et 120 millions de personnes dans le monde.

Loin de leur image de chercheurs d’Eldorado, ce sont aussi d'anciens mineurs, des fermiers, des réfugiés, qui viennent avec leurs familles chercher dans les mines un nouveau départ.

Leur combat quotidien avec la terre pour en extraire ses ressources est aussi celui pour un autre partage de ces richesses.

Kosovo, Macédoine : la guerre en intérim

Prishtina, le 7 avril 2007. A côté de l'hôtel Victory, surmonté d'une statue de la Liberté en hommage à la libération du Kosovo par l'armée américaine, chaque jour, une trentaine de Kosovars se présentent au bureau de recrutement de Kellog Brown and Root (KBR).
Sur les traces de l'or vert

L’Etat de Chocó en Colombie est un paradis de la biodiversité. Plus de la moitié des plantes et animaux sont indigènes. Sous la forêt, se trouve aussi de l’or et du platine. D’habitude, les compagnies minières rasent la forêt au bulldozer... Quant aux mineurs artisanaux, descendants d’esclaves africains apportés par les conquistadors espagnols, ils sont exploités dans les mines illégales ou abandonnés par leur gouvernement, et ne touchent rien en général de ce qui se trouve sous leur pieds. Mais Oro Verde est un projet différent.
On les appelle les zama zama

Ce sont des zama zama, des jeunes ou d’anciens mineurs, qui, chaque semaine, tentent de rejoindre par leurs propres moyens les filons des mines d’or sud africaines. Venus d’Afrique du sud ou du Mozambique, ils travaillent, mangent, dorment, dans cet univers oppressant. La durée de leur séjour -jusqu’à plusieurs mois consécutifs – mais aussi l'humidité, l'obscurité et la température, 38 degrés, y sont pour beaucoup. Pourtant ils sont prêts à prendre tous les risques pour quelques centaines de grammes d'or...
Les mineurs anglais retournent au charbon

Le visage noirci par le charbon, Jack Saunders, 19 ans, sort en pleine lumière après 8 heures passées sous terre. Nous ne sommes pas dans l'Angleterre de Dickens mais dans celle du 21ème siècle, où l'industrie du charbon connaît une belle renaissance.
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