Depuis septembre 2007, chaque vendredi après midi, un groupe d’une dizaine de Maghrébines âgées de plus de 60 ans se retrouvent pour chanter des airs de la Méditerranée.
"Parmi ces femmes, certaines sont de vraies bibliothèques. Sans cet atelier, c’est tout un patrimoine qui se perdrait."
Joséphine Lazzarino
"Je suis la sage-femme d’un répertoire qu’il faut valoriser et transmettre aux nouvelles générations. En réhabilitant ainsi le savoir des anciens auprès des jeunes, on leur fait connaître leurs racines. Et c’est important pour les aider à se forger leur propre identité."
Joséphine Lazzarino
Un vendredi, les femmes se retrouvent au studio situé au sous-sol de la Maison des Tilleuls pour enregistrer une chanson "Le Burnous".
Fatma, l’une des choristes, est très fière d'enregistrer en studio : « Cela me plaît. C’est beau. Et comme ça, on laisse une trace de notre vie. »
Djohra, la vedette de l'atelier Chants du monde, casque vissé sur les oreilles, écoute sa voix, pour la première fois.
"Venir ici, cela m’apporte de l’amitié et c’est bien plus fort que l’amour."
Yamina
A la médiathèque du Blanc-Mesnil, les femmes interprètent la chanson "Burnous" lors d'une représentation de la pièce "Le bruit du monde m'est rentré dans l'oreille" d'Elsa Solal et du collectif Quelques unes d'entre nous.
"Les projets en tant que tels, ça ne m’intéresse pas. Ce qui est essentiel, ce sont ces femmes. Comment trouver, ensemble, un chemin ? A la Maison des Tilleuls, on est très loin de la culture du résultat express."
Zouina Meddour, directrice de la Maison des Tilleuls.