Les «mémés» : c’est comme cela qu’on surnomme, avec beaucoup de respect, les grands-mères du camp. Parlant essentiellement vietnamien, elles ont gardé la plupart de leurs habitudes et coutumes, notamment vestimentaires, comme le chapeau conique vietnamien.
Sous la pluie, entrée d’une des maisons des baraquements du camp, dans la rangée K.
Aujourd’hui, les enfants et les petits-enfants, bien intégrés dans la société française, ont tous quitté Sainte-Livrade. Seule une poignée d’habitants y vit encore, dont les grands-mères. Surnommées avec beaucoup de respect les « mémés », elles continuent, 50 ans après leur arrivée, à s’habiller de manière traditionnelle et à vivre « comme là-bas».
Entrée du magasin “Saïgon“, qui vend des produits asiatiques. Même l’orage, en ces terres gasconnes, prend des allures de mousson.
Lors des vacances d’été, durant une semaine, les familles se retrouvent, toutes générations confondues. A cette occasion, l’ARAC (l’Association des Résidents et Amis du CAFI) organise des animations, comme ce concours de pétanque.
CAFI (Centre d’Accueil des Français d’Indochine)
Lors des vacances d’été, durant une semaine, les familles se retrouvent, toutes générations confondues. A cette occasion, l’ARAC (l’Association des Résidents et Amis du CAFI) organise des animations, comme ce concours de pétanque.
L’église du camp n’ouvre plus qu’une fois par semaine pour la messe.
Rose, lors d’une cérémonie bouddhiste. Née d’un père corse, elle quitta l’Indochine à 18 ans pour Paris. Aujourd’hui, elle est installée au CAFI avec son mari et ses beaux-parents. On parle de temple et non de pagode, car s'y mélangent les différentes cultures du camp (vietnamienne, laotienne, cambodgienne...). Aujourd’hui, il n’est plus ouvert que pour de grandes occasions, comme c’est le cas ici lors d’une cérémonie familiale exceptionnelle et privée.
Ce camp, ouvert en 1939, a servi de poudrière à l’armée. Puis, on y regroupa des Juifs lors des rafles pendant la seconde guerre mondiale. C’est en 1956 qu’il se transforma en CAFI. Dans le bâtiment de gauche se trouvaient les bureaux de l’administration du camp ; à droite, l’église.
Elisabeth dans sa maison, en train d’attraper sa colombe pour la remettre dans sa cage. Elle est arrivée au camp en 1964, son papa, français, travaillait comme chef de phare au cap Saint-Jacques au Vietnam
Le loyer et l’eau sont pris en charge par le Gouvernement. Mais le confort n’a jamais été la priorité. Il n’y a pas très longtemps qu’on a installé les toilettes à l’intérieur des maison pour les « mémés ». Souvent veuves, elles subsistent avec la retraite militaire de leur mari. Ici, la cuisine d’un des baraquements.
Détail des Banh Bao faits par Claire, d’origine laotienne.
Les «mémés» : c’est comme cela qu’on surnomme, avec beaucoup de respect, les grands-mères du camp, comme celle-ci qui revient du magasin d’alimentation.
Les «mémés» : c’est comme cela qu’on surnomme, avec beaucoup de respect, les grands-mères du camp. Parlant essentiellement vietnamien, elles ont gardé la plupart de leurs habitudes et coutumes, notamment vestimentaires, comme le chapeau conique vietnamien.
A l’occasion d’une communion dans la famille, ces deux petites filles étaient habillées en tenue de fête.
Quelques enfants discutant à la tombée de la nuit sur le gazon qui sert de stade de foot.
Jeunes filles jouant dans une salle abandonnée où se trouvait l’école en 1956. Plus tard, ce lieu servit d’usine à chaussures pour finalement devenir un terrain de jeu très attrayant pour les enfants de passage au camp pour les vacances scolaires.
Cette jeune fille appartient à la troisième génération de Français rapatriés d’Indochine et, comme la plupart des amis de son âge, elle ne vient au camp que quelques jours par an, pendant les vacances scolaires.
Les «mémés» : c’est comme cela qu’on surnomme, avec beaucoup de respect, les grands-mères du camp. Parlant essentiellement vietnamien, elles ont gardé la plupart de leurs habitudes et coutumes, notamment vestimentaires, comme le chapeau conique vietnamien.
Claire se repose avec sa fille dans son salon. D’origine laotienne,elle habite au camp la maison n°5 du baraquement x.
M. Lejeune est un des tous premiers arrivants du camp. Militaire de carrière, il se consacre aujourd’hui pleinement au bouddhisme. Sa mère, dont on voit ici le tombeau royal au cimetière de Villeneuve-sur-Lot, serait une princesse de la famille du dernier empereur vietnamien, Bao Dai.
Le cimetière de Sainte-Livrade-sur-Lot témoigne du nombre de Français d’Indochine rapatriés après l’indépendance du pays en 1954.
Ambiance du camp durant les vacances d’été. Ici, des jeunes de la troisième génération.
Portrait d’un des enfants venus passer des vacances au camp.
Ambiance du camp durant les vacances d’été.