Fabrice Pernet, chercheur à l’Ifremer, est estomaqué par les relevés de ses balises disséminées dans six lieux conchylicoles depuis deux ans. Les eaux françaises connaissent une forte variabilité saisonnière avec des pH parfois très bas et des niveaux d’acidification très élevés! « Si on projette les scénarios du GIEC sur les données actuelles, en 2050, les huîtres ou les coquillages cultivés au large de nos côtes baigneront dans des eaux corrosives un jour sur deux, il y a un réel risque que les huîtres ne grandissent plus » estime ce scientifique de l’Ifremer… Autant dire que cela met en péril toute la filière. Ministère et comité national de conchyliculture sont « très préoccupés ».

Sauf qu’il y a peut-être une solution: en cultivant des algues aux côtés des huîtres. Les algues absorbent le CO2 dissous dans les eaux lors de leur photosynthèse. Et ce, presque instantanément, ce qui fait remonter le pH de la zone concernée. Reportage à la station de l’ifremer d’Argenton et du côté des parcs à huîtres du sud Finistère de Penn Al Lann.

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Photographe: Eléonore Henry de Frahan
Rédactrice: Laure Noualhat