Chine : la colère du dragon jaune
Longbaoshan est un village de sable situé dans la province du Hebei, à 75 kilomètres au Nord ouest de Pékin. Depuis plus de quinze ans, ses habitants vivent au rythme de l’avancée des dunes et des tempêtes de sable qui emportent ses hommes. Sur les 900 habitants que rassemblait Longbaoshan, 200 se sont déjà exilés à Pékin.
Pékin qui, régulièrement, se retrouve des jours entiers sous un brouillard dense et des pics de pollution élevés. Un comble pour la capitale qui doit accueillir en 2008 les Jeux olympiques baptisés par les autorités : «Les Jeux verts du millénaire».
Sur la route de l'or vert
C’est un fait : la médecine traditionnelle chinoise et son arsenal thérapeutique, à base de plantes ou d’insectes, suscite l’intérêt, de plus en plus vif, des entreprises pharmaceutiques étrangères. Suivant cette tendance, le groupe Pierre Fabre a remonté la piste du Tripterygium, une liane dont la racine pourrait contenir l’anticancéreux de demain. Des hautes montagnes de Guilin aux vallées pauvres de Taining, d’Anguo, une capitale de l’herbe, à la frénésie de Pékin, une équipe du groupe français tente de trouver ses marques dans le si chaotique marché des plantes médicinales chinois.
Viviane Thivent
Luxe, calme et chirurgie
Avec ses 600 médecins, ses 19 salles d'opérations ouvertes 24h sur 24, 17 langues parlées, le Bumrungrad Palace, un hôpital 5 étoiles de Bangkok, attire chaque année plus de 200 000 patients-clients. Ils viennent des Etats-Unis, de l'Europe de l'ouest, des pays du golfe ou encore d'Asie du sud pour subir des opérations chirurgicales allant d'une correction de myopie à une opération de la hanche. A l'origine de ce succès ? Des prix compétitifs, réservation via Internet, des délais d'opération record et des conditions d'accueil paradisiaques... Bumrungrad Palace est en effet le seul établissement en Asie à bénéficier de l'accréditation américaine à 1/4 du tarif pratiqué aux Etats-Unis.
Viviane Thivent
Ayurveda, l'aventure intérieure
Veda pour « savoir », ayur pour « longue vie », l’Ayurveda est à la fois un art, une philosophie, une médecine traditionnelle qui détiendrait le secret de la longévité. Dans le sud de l’Inde, fleurissent partout salons de beauté et hôtels de luxe proposant diagnostics et massages : un business très loin de l’Ayurveda véritable. Traditionnellement enseigné par les gurus, l’Ayruveda reste la médecine du pauvre. Mais depuis les années 1980, intellectuels et notables de la haute bourgeoisie indienne redécouvrent aussi à leur usage ce savoir vieux de 5000 ans, et c’est toute une chaîne qui peu à peu s’organise…
Laurence Delpoux
Cellule d'urgence à l'hôpital
A l’hôpital, un accueil d’urgence pour auditionner les enfants victimes d’agressions sexuelles. En 1999, l’association “La voix de l’enfant” ouvre, au service pédiatrie du centre hospitalier de Béziers, la première unité médico-judiciaire pour enfants victimes d’agressions sexuelles. L’idée est d’accueillir l’enfant directement à l’hôpital, sans passer par le commissariat ou la gendarmerie, et de faire travailler en réseau les services de soins et de justice afin de lui éviter un nouveau traumatisme dû aux lourdeurs des procédures classiques. cette initiative privée a déjà servi de modèle dans d'autres villes: Chalon-sur-Saône, Macon, St Nazaire...
Soins pour pédophiles
A la maison d’arrêt de Fresnes, l’unité psychiatrique d’hospitalisation (UPH) propose une thérapie aux pédophiles pour éviter la récidive. Dans un aile à part, elle accueille uniquement ceux qui sont motivés de suivre le traitement basé sur la thérapie comportementale de groupe. Au programme: scéances vidéo autour de témoignages de victimes, dessin de l’arbre généalogique du détenu pour repérer les félures dans l’histoire familiale… Le nombre de délinquants sexuels ne cesse de grimper dans les prisons; A Fresnes, le pourcentage est passé en quatre ans de 17 à 39%.
Ashalayam, la maison de l'espoir
Pour offrir un avenir aux enfants des rues de Calcutta, l'association Ashalayam a ouvert vingt pensionnats et quatre refuges de nuit. Aujourd'hui, 550 enfants retournent sur les bancs de l'école ou suivent une formation professionnelle. Font du criquet et du rugby. Réapprennent à se lever tôt. Et mangent à leur faim des plats parfumés. Chaque mois, le dernier dimanche, les plus anciens organisent une kermesse pour donner l'envie de rejoindre Ashalayam aux autres petits qui continuent de faire des rues ou des gares leur lieu de vie. En sanscrit, Ashalayam signifie la "maison de l'espoir".
Enfances à reconstruire
Elles sont âgées de 7 à 18 ans, originaires des quatre coins de la France. Victimes d’agressions sexuelles, de la part d’un père, d’un frère, d’un oncle, elles ont été retirées provisoirement de leur cellule familiale sur décision de justice, elles sont accueillies dans une structure unique en France : la maison Jean Bru, spécialisée dans la prise en charge de jeunes filles victimes de violences sexuelles.Créée en 1996 par le Dr Nicole Bru, cette structure pilote située à Agen héberge 15 jeunes filles à temps plein, pour une durée indéterminée, autour d’un projet individuel éducatif, socio-médical et psychologique. Une équipe éducative les aide à trouver de nouveaux repères. A reprendre confiance en elles et en leur avenir. A se réapproprier leur corps.
Pekin tonic
En Chine, les seniors tiennent une forme olympique. À Pékin, dès l’aube, ils investissent parcs et jardins pour pratiquer leur Taï Chi matinal, chalouper sur des airs de tango, faire virevolter des toupies ou s’exercer au fitness sur de drôles de machines aux couleurs vives installées tout spécialement par la municipalité, dans le cadre de sa campagne de santé. Une ambiance chaleureuse et bon enfant, au sein de ces îlots de verdure grignotés par le béton, qui nous livre un peu de ce que fut autrefois la vie de cette cité.
Julie Krassovsky
Arunchala
A chaque pleine lune, dans le village de Tiruvannamalai, un rituel rassemble des centaines de milliers de pélerins autour d’Arunanchala, la montagne sacrée dédiée à Shiva. Toute la nuit une procession, pieds nus, va se poursuivre sous la lueur de la lune voilée par la fumée des pujas. A chaque temple, sanctuaire, ou autel, les pélerins marquent une halte. Ils espèrent recevoir la benediction de Shiva, se laver de leurs péchés ou s’attirer la grace divine.
Amma, la mère universelle.
Aujourd'hui, 26 millions de personnes ont déjà été étreintes par Amma, une guide spirituelle qui ne se contente pas de prier. Chaque année, cette indienne, reconnue dans son pays comme “Mahatma” (grande âme), parcourt le monde pour répandre son message de compassion et enlacer un à un tous ceux qui viennent à elle... Quand elle n’est pas sur la route, Amma, accueille dans son ashram du Kerala des milliers de pélerins indiens, mais aussi étrangers.Habitée par le besoin de soulager les souffrances d'autrui, son Ong, reconnue par l’ONU, supervise un large éventail d’actions caritatives... En 2002, elle reçoit le prix Gandhi-Khing pour la non-violence et en 2006, le prix James Parks Norton pour son action interconfessionelle.
Aux sources du Tai-chi
Cette chaîne de montagnes sacrées taoïstes abrite la légende d’un art millénaire : le Taï Chi. Alors que nos sociétés occidentales avides de bien-être ont fait de cette pratique martiale la nouvelle activité à la mode, le site s’est tourné vers un tourisme de masse. Profitant de la vogue du Taï Chi en Occident, des professeurs proposent désormais des stages de formation avec les montagnes pour décor et un authentique maître taoïste comme instructeur. Alliant folklore, rites religieux et origines du Taï Chi, Wudangshan est devenu un nouveau lieu de recueillement pour des étrangers en mal « d’ authentique » et des Chinois en quête de loisirs.
Julie Krassovsky.
Ces familles qui n'ont plus droit de cité
Expulsées de HLM, des familles françaises survivent dans des habitats de fortune à la lisière des villes, sans electricité ni eau courante. Pour assurer une vie décente à leurs enfants, les parents cumulent les petits boulots. Leur priorité: préserver à tout prix la cellule familiale afin d’empêcher les services sociaux de placer leurs enfants. Emplies d’un sentiment de honte ces familles refusent souvent tout contact avec l’extérieur. En France, aucun recensement précis ne permet d’apprécier l’ampleur du phénomène; souvent cachés, regroupés en très petites unités, ces campements se repèrent difficilement.