25/01/2018

a fish with a bitter taste

Press / L'Humanité Dimanche

Thon, capitaines, dentex ou poulpes… les poissons et mollusques du golfe de Guinée attirent les bateaux industriels européens ou chinois dans les eaux africaines. Il faut bien rassasier la demande toujours en hausse dans des régions où la pêche sature.

Sauf que derrière la boîte de conserve ou les étals bien achalandés, il y a Agung jeune indonésien travaillant 24h/24 sans jour de repos sur un bateau chinois, avec 45mn de repos toutes les quatre heures. De toute façon, sa couche faite de cartons, infestée de cafard comme tout le bateau, et entassée avec cinq autres dans une mini cabine ne se prête pas vraiment aux grasses mâtinées. Il y a aussi Alioune, sénégalais embauché pour deux ans sur un bateau italien et qui ne peut toujours pas rentrer chez lui après trois ans de dur labeur, l’entreprise ayant conservé son passeport. Comble de l’ironie, il a aujourd’hui un bébé d’un an qui l’attend au Sénégal.

Reportage dans l’Humanité Dimanche sur cet esclavage moderne loin de tout regard