L’école buissonière
Depuis sa création, l’école publique s’appuie principalement sur l’enseignement des savoirs académiques, et l’enfant est coupé de la nature. Mais depuis la crise sanitaire, l’Education nationale propose des formations pour enseigner à l’extérieur, dans un espace naturel proche de l’école en prenant conscience des besoins des enfants en matière d’éveil et qu’il est possible d’apprendre autrement.
Ces temps hors les murs permettent de recenser les espèces végétales, d’observer leur évolution au fil des saisons, d’identifier les oiseaux par leur chant, leur habitat, leur migration, et de découvrir les petites bêtes qui vivent dans le sol… Et à partir de là, de s’intéresser au français, de faire des mathématiques, des sciences, etc. Des enseignants du secteur public proposent donc à leurs élèves de quitter les bancs de la classe pour faire école dehors, dans une démarche de développement global de l’enfant.
A l’image de ce que proposait déjà le pédagogue Célestin Freinet dès les années 30.
C’est le cas à l’école de Hures la Parade, en Lozère, où « maîtresse Marion » conduit ses élèves tous les vendredis après-midi en plein air. Les différentes matières comme la grammaire ou les mathématiques y sont abordées de manière ludique en favorisant la coopération, la créativité et le lien à l’environnement. Au Mée-sur-Seine, en Seine et Marne, l’institutrice emmène également sa classe de CE1 dans le bois jouxtant l’école tous les vendredis après-midi.
Photos: Eléonore Henry de Frahan