Texte de Aude Raux. L’Institut Vavilov est la plus ancienne et la quatrième plus grande banque de semences nationale au monde. Fondé à Saint-Pétersbourg, en 1894, cet établissement étatique doit son nom à un botaniste et généticien visionnaire : Nikolaï Vavilov. Grâce à son exceptionnelle collection en semences vivantes de légumes, fruits, céréales et en tubercules – l’une des rares datant d’avant l’industrialisation de l’agriculture – le grenier de l’humanité est préservé. 75 % des légumes, fruits et céréales ont ainsi disparu depuis le début du XXe siècle, soit trois variétés cultivées de semences sur quatre. Pour porter ces enjeux à la connaissance du grand public, le Collectif Vavilov développe un projet de quinze jardins Vavilov conservatoires répartis en France. Le premier a été inauguré, en 2016, à Écully, près de Lyon, au siège social du groupe SEB, mécène. Le deuxième jardin Vavilov connecté vient d’éclore, à l’automne (2018), dans un espace vert ouvert au public de la commune d’Epinay-sur-Seine, en Seine-Saint-Denis. « Tous ces jardins sont structurés autour de trois espaces, précise Benoît Lambrey, directeur de Tarvel. L’un abrite les variétés locales, qu’elles soient menacées ou retrouvées, l’autre, des variétés sauvages, et le troisième, des variétés russes. L’objectif majeur est pédagogique. »

Auteurs

Jérômine Derigny photo-journaliste

Aude Raux journaliste